The Witcher 2 – Assassins of Kings

The Witcher 2 – Assassins of Kings

Test de The Witcher 2 – Assassins of Kings

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Reprendre le Sentier …

Après un premier épisode qui a connu un franc succès, CD Projekt Red récidive avec ce second opus. Profitant de l’« Enhanced Edition » sorti sur Xbox 360, on retrouve Geralt de Riv, sorceleur de son état – chasseur de monstres et mutant – né dans l’imaginaire de l’écrivain polonais Andrzej Sapkowski. Basé sur un univers médiéval fantastique qualifié de « hard fantasy » – une sorte de moyen âge proche du nôtre mais où la magie et les monstres ont une « explication » quant à leurs existences -. Les livres qui inspirent le jeu vidéo sont des œuvres riches, envoûtantes qui dépeignent un monde cohérent et des personnages travaillés. L’histoire contée dans The Witcher 2 décrit les aventures de notre assassin mutant qui a été entraîné depuis son enfance à chasser et à détruire monstres et autres vermines. Geralt évolue dans un univers moral ambigu, réussissant à suivre son code éthique personnel. D’un caractère à la fois cynique et fier, il est confronté à des choix moraux d’apparences manichéens mais qui vont solliciter et mettre à l’épreuve la morale du joueur– un régal -.

Le prologue est tout simplement énorme : un chef d’œuvre de narration mélange de flashbacks de ce qui se passe à un moment et des propos racontés par Geralt lors de son interrogatoire avec son ravisseur. Pourquoi sommes-nous enfermés ? De quoi sommes-nous accusés ? Pourquoi se méfie-t-on de nous ? Tout cela nous est laissé dans nos mains et à notre découverte.
L’histoire de cet « Assassins of Kings » est complexe mais jamais compliquée ou mal exposée et bien qu’il existe quelques lignes de dialogue qui sont moins précises et quelques peu contradictoires, elles devraient être incombées à la traduction du polonais d’origine.

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Ce deuxième épisode possède de toute évidence tous les signes d’une adaptation faites pour Xbox 360 (et le jeu à la manette) et pourra rebuter les fans PC de la première heure. Le jeu est apprécié davantage si nous connaissons l’histoire de son prédécesseur mais il reste ludique et compréhensible si on prend l’histoire à partir de là. Dans cet épisode, on renonce à adapter directement les livres d’Andrzej Sapkowski et l’expérience continue directement là où l’original s’était arrêté mais cette fois nous partons dans une direction différente. L’histoire un peu minimaliste du premier opus est ici multipliée dans des directions différentes avec un réseau complexe de trahison, d’intrigues politiques entre les royaumes et les moments plus intimes de la relation entre Geralt et la délicieuse Triss. Un ensemble magnifique qui répond bien et donne forme au superbe travail qui a été nécessaire pour ce RPG : raconter une très bonne histoire et en plus jouir de beaucoup de détails. De tel sorte que les missions sont contées dans le menu des objectifs par la plume de Jaskier le ménestrel ami de Geralt.

Parler de durée dans un titre comme celui-là serait absurde car cela varie beaucoup en fonction de la difficulté, l’exploration ou l’exécution des quêtes secondaires, ce qui fait qu’il s’agit d’un jeu long et même très long selon les normes d’aujourd’hui. Il dépasse largement les 20 heures et peut atteindre même 30 ou plus. Tout ceci soutenu par un gameplay extraordinaire et une histoire intéressante très bien racontée.

Le jeu dispose de 16 fins différentes. Beaucoup de jeux résument la fin en une seule « cut-scene » qui retrace ce qu’a pu faire le joueur lors de sa partie (voir par exemple Dragon Age: Origins). Ici, The Witcher 2 comporte un dernier gros chapitre complètement dédié à cette fin pour détailler ce qu’a pu faire le joueur ou non et donc voir les changements dans le monde du jeu. Ce ne seront donc pas 16 « cut-scenes » différentes que le joueur pourra découvrir à la fin du jeu mais bel et bien 16 « states of the world » comme se plait à l’appeler Jan Bartkowicz. The Witcher 2 étant non-linéaire, le dernier chapitre fera découvrir dans quel état le joueur a pu laisser le monde du jeu en mettant en avant deux ou trois grosses différences significatives mais également une flopée d’événements plus mineurs touchant des contrées se trouvant sur la carte du jeu mais également des contrées ne s’y trouvant pas.

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Ready to fight …

Dans The Witcher 2 le combat a radicalement changé par rapport au premier épisode. CD Projekt Red a choisi de changer pour un style beaucoup plus générique mais aussi plus approprié et accessible à tous et surtout à une manette ! Geralt enfile les coups – rapide et en douceur avec le bouton A, lourd un peu plus lent avec le bleu X, la magie en jaune Y et la capacité d’utiliser des objets tels les bombes, les poignards et autres pièges en utilisant le boutons RB.

Geralt utilise au combat une épée d’acier et une épée d’argent respectivement contre les ennemis humains et l’autre pour les rencontres extraordinaires. L’utilisation des potions améliore les possibilités et les caractéristiques de notre héros temporairement. Le seul inconvénient dans le système de potions et qu’il faut s’arrêter pour méditer afin de les préparer et les absorber. Ce qui nous empêche de nous adapter à des situations inattendues puisque nous ne sommes pas en mesure de nous arrêter afin de consommer une potion quand un ennemi a été repéré. Qu’est-ce que cela signifie ? Si par exemple nous voulons utiliser une sorte d’élixir pour améliorer nos compétences en combat cela nous oblige à le faire avant de nous lancer dans une lutte qui, souvent, nous fera dépenser des boissons en « aveugle » puisque nous ne savons pas ce que nous allons rencontrer en face. Cela favorise les mécanismes d’essai/erreur qui est l’un des quelques inconvénients qui peuvent rendre l’expérience difficile pour faire face à nos ennemis dans The Witcher 2.

L’utilisation de la magie dans un autre ordre d’idées conserve la forme originelle de l’épisode précèdent. Nous avons des barres orangées en dessous de notre barre de santé. Elles indiquent combien de sorts « signes » peuvent être effectués et elles se régénèrent au fil du temps. On retrouve les sorts télékinésie-ondes, piège magique pour immobiliser les ennemis, feu, bouclier protecteur et le pouvoir d’hypnotiser nos ennemis pour en faire des alliés temporaires.

En ce qui concerne l’inventaire, les gars de CD Projekt Red ont favorisé un style très classique adapté au jeu avec une manette. Ce système possède des lourdeurs que remarqueront les joueurs habitués aux interfaces souris/clavier des RPG sur PC.

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Finish him …

Lors de sa sortie The Witcher 2 était l’un des jeux les plus avancés qui pouvaient être vus sur PC dans une très large mesure par son art graphique. Nous avons maintenant en main une version Xbox 360 tout simplement remarquable qui montre un très bon match avec les capacités de la console.

L’Enhanced Edition reste tout simplement magnifique et CD Projekt Red démontre ses capacités dans la représentation d’images épiques tout au long du jeu avec des châteaux impressionnants, de belles forêts et des villages magnifiques grouillants de vie. Le mieux que l’on puisse dire est que « Assassins of Kings » nous plonge dans son monde de manière absolue et c’est un plaisir de marcher dans ses paysages naturels souvent nous laissant surprendre en se tenant debout sur le bord d’une falaise pour regarder le lever du soleil, par exemple. En outre, le titre possède une bande son fantastique et très inspirée, des fois un peu répétitive mais énormément imprégnée de la beauté de ce qui est affiché. Le jeu est entièrement doublé en français et le jeu d’acteur est convaincant.

Cette version du titre est beaucoup plus poli en termes de finition dans l’ensemble et ne dispose que de petits bugs et incidents mineurs. Il convient de préciser que le titre est livré dans deux DVD. 

En conclusion, CD Projekt Red nous livre une suite à la hauteur de nos espérances. On savoure l’histoire, les lieux et les dénouements entre tout ces personnages. Dans The Witcher 2 le monde n’est pas peuplé de méchants et de gentils et votre moral sera mis a rude épreuve rendant le jeu miroir de vos actes et actions. 16 fins différentes permettront aux joueurs de revenir explorer le monde et tenter d’autres actions ou choix. Un jeu que l’on conseille fortement  aux amateurs du genre et bien sur aux débutants !

Le verdict

9Incroyable

On aime : L’histoire et la narration
Les choix moraux et leurs conséquences
Le couple Triss Merigold et Geralt de Riv

On n’aime pas : Le gameplay à la manette quand on est habitué au clavier souris
Un inventaire lourd
Une traduction approximative


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