Shadowrun Returns

Shadowrun Returns

Shadowrun: Returns, where man meets magic and machine !

 

Ambiance ...

Ambiance …

Il y a un an environ la campagne Kickstarter de Shadowrun Returns a été lancée par Harebrained Schemes, par Jordan Weisman, qui n’est autre que le créateur de l’univers de Shadowrun le jeu de rôle papier, il y a 25 ans.

Shadowrun, c’est avant tout un univers particulier : Nous sommes en 2054. La magie est revenue sur notre monde. « l’Eveil » a permis aux créatures des mythes et des légendes de revenir sur Terre. La technologie a bouleversé le monde en permettant à l’Homme de fusionner son corps et son esprit avec la machine. Les elfes, les trolls, les orks et les nains sont de nouvelles variantes de la méta-humanité. Enfin, les corporations – des « world » compagnies – sont au-dessus des gouvernements qui saignent le monde.

Dans cet univers cyberpunk sombre et magique, vous êtes un shadowrunner – un mercenaire vivant en marge de la société, dans les ombres des immenses arcologies corporatistes, survivant au jour le jour et ne comptant que sur vos capacités et votre instinct. Quand les puissants ou les désespérés font appel à vous, vous devez alors accomplir la mission … coûte que coûte.

En 25 ans, l’univers de Shadowrun s’est étoffé de manière considérable. Il existe des myriades d’informations qui rendent cet univers si riche et dense. Le challenge pour Jordan Weisman et son studio Harebrained Schemes a été de retranscrire la saveur de cet univers dans un jeu vidéo.

Le jeu est un RPG tour par tour tactique en vue isométrique. Il est livré avec un éditeur de jeu. La première campagne du jeu est intitulée :

The Seattle Campaign: Dead Man’s Switch
Dans la jungle urbaine de la métropole de Seattle, à la recherche d’un mystérieux tueur, vous serez mené sur les traces des sombres machinations d’une puissante méga-corporation. Vous devrez être vigilant, bien choisir vos alliés et utiliser la magie et la technologie pour sortir indemne des ombres de Seattle.

Seattle, la nuit ...

Seattle, la nuit …

Une campagne se déroulant à Berlin sortira en DLC dans les mois à venir.

Le scénario proposé est plutôt linéaire : Dead Man’s Switch est un classique de l’univers de Shadowrun, mêlant le roman noir et l’action. On reste immergé dans l’atmosphère. L’aventure est captivante malgré cette quasi linéarité. Harebrained Schemes utilise aussi cette première campagne pour nous faire la présentation des possibilités offertes par l’éditeur du jeu. En effet, c’est avec l’éditeur du jeu que toute la campagne a été conçue. L’aventure durera une quinzaine d’heures mais les contenus créés par la communauté devront augmenter la durée de vie du jeu considérablement.

L’aventure nous fera croiser notamment des figures connues de l’univers de Shadowrun, notamment Jack Armitage, le héros de l’opus sur Super Nintendo : un jeu culte aussi !

 

Pas de classe de personnage mais des personnages avec de la classe :

La création de personnage se fait par un choix de compétences qui dépendent d’attributs. Il n’existe pas de classe de personnage mais des archétypes que vous pouvez mixer entre eux afin d’obtenir un personnage unique, les voici :

- le samourai des rues – expert en combat et truffé de cyberware améliorant ses capacités

- le rigger  - contrôlant des drones et les envoyant en combat ou en repérage

- le mage – disposant de sorts de destruction pour semer la mort et la destruction

- le shaman – invoque et contrôle et des esprits pour l’aider en combat

- le decker – surfant dans la Matrice et affrontant des programmes meurtriers pour obtenir de l’information et ouvrir des passages

- l’adepte physique – combine arts martiaux et utilisation de la magie pour dominer ses ennemis à main nu sur le champ de bataille

 

Le tactique, ça fait tic tac dans la tête :

Lorsque vous « courez les ombres » avec vos « shadowrunners », chaque tour de jeu compte. Le jeu est articulé pour ses phases de combat comme un rpg tactique au tour par tour. Vous devrez choisir avec beaucoup de soins vos actions : se déplacer pour se mettre à couvert, charger en mêlée ou lancer un sort de boule de feu parmi vos ennemis. Avec une grande variété d’armes et de sortilèges à votre disposition, les choix offerts alors en combat sont presque infinis. Une « run » (mission dans le jeu) à succès, c’est aussi une équipe bien sélectionnée et équilibrée entre le combat, la technologie et la magie.

Pourtant à aucun moment vous ne serez mis en danger, l’aventure  » glisse » toute seule, une difficulté plutôt faible pour un joueur aguerri. Le système de sauvegarde automatique qui fonctionne au travers de checkpoint corsera le challenge au risque de frustrer certains joueurs. Les décors ne sont pas destructibles : on n’est pas dans un XCOM et le budget est lui aussi incomparable.

Les combats pourront se dérouler dans la « réalité » et la « matrice ». Par exemple : un « decker » pourra se brancher à la « matrice » pour débloquer un ascenseur ou récupérer des informations. Il parcourra ainsi la matrice avec son avatar et combattra des contres-mesures électroniques ou des deckers ennemis. Simultanément dans la « réalité », les autres membres de l’équipe devront le protéger.

 

C’est beau une ville la nuit :

La direction artistique de Shadowrun Returns propose un mix 2D/3D. Les personnages sont modélisés en 3D avec une lumière dynamique et prennent vie dans un décor 2D peint à la main. L’illusion est belle et le rendu est très soigné ! Lorsque vous explorez les décors, vous remarquerez les innombrables détails et l’immersion sera complète.

Amateurs de 3D rutilantes et de longues cinématiques, passez votre chemin. Ce n’est pas au graphisme que l’on reconnaît un bon jeu. La direction artistique réussit le pari de nous emporter dans les Ombres de Seattle : c’est un succès.

 

Touristville

Touristville

 

Moche, puissant, efficace et logique, tel est l’éditeur :

Avec l’éditeur de Shadowrun Returns, chaque utilisateur pourra créer et partager ses propres histoires, par l’intermédiaire de la communauté de Steam Workshop. Vous pourrez aussi explorer l’intégralité de la campagne grâce à l’éditeur, pour comprendre comment elle a été faite et ré-utiliser les éléments pour vos propres créations. Il n’est pas nécessaire d’être un codeur ou un as de la programmation, l’éditeur fonctionne avec des menus simples mais efficaces afin de créer à peu prêt n’importe quelle situation.

Par le pouvoir de l'éditeur ancestral, je détiens la force toute puissante !!!

Par le pouvoir de l’éditeur ancestral, je détiens la force toute puissante !!!

En conclusion:

Le jeu n’est pas exempt de tout défaut comme nous avons pu le voir, néanmoins c’est un projet Kickstarter avec un budget limité et à petit prix (19€). L’éditeur, offert avec la campagne, permettra à la communauté de s’exprimer dans un espace de création infini. Harebrained Schemes nous promet de nouvelles campagnes et des mise à jour officielles qui vont améliorer le jeu.

L’univers de Shadowrun et son ambiance sont là et le gameplay tactique aussi ! Un jeu que l’on vous conseille vivement !

Le jeu est disponible sur Steam sur Pc et Mac et plus tard pour tablettes Android et iOS

 

Le verdict

9Incroyable

On aime : Ambiance de shadowrun
Scénario bien ficellé
Graphismes fins et beaux
Les règles de Shadowrun bien adaptées en jeu vidéo

On n’aime pas : Jeu facile
La gestion des sauvegardes


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